TRAINING - COMPETITION

“UN GAGNANT EST SEULEMENT UN PERDANT QUI A ESSAYé une fois de plus.”

Le sport est essentiel pour un explorateur, car il constitue la base même de sa capacité à évoluer dans des environnements exigeants et imprévisibles. Une bonne condition physique permet de supporter de longues journées de marche, de pagaie ou d’ascension, tout en réduisant les risques de blessure et de fatigue excessive. L’entraînement renforce non seulement l’endurance et la force, mais aussi la résilience mentale, indispensable pour gérer le stress, le froid, la solitude ou l’altitude. En développant ma mobilité, mon équilibre et ma coordination, je deviens plus efficace et plus sûr dans mes mouvements, ce qui me permet de m’adapter rapidement aux défis du terrain. En somme, le sport n’est pas seulement une préparation : c’est une garantie de sécurité, de performance et de réussite en expédition.

MES PREMIERS PAS.

- JANVIER 2024

Malgré mes sports d’enfance, mon adolescence m’a rendu casanier et m’a écarté de toutes activités physiques. Mais il a suffit d’un rêve qui s’est transformé en objectif : devenir explorateur. C’est alors que je me suis rendu à l’évidence ; pour atteindre mes objectifs d’aventure, il fallait que je devienne meilleur partout, tant au niveau de la force, de l’endurance, du mental, de la résilience, de tout.
C’est alors un moment de ma vie où je m’intéresse de plus en plus au sport, principalement au renforcement musculaire, au VTT longue distance et peu à peu au running.
Mes premières séances sont compliquées, incapable de courir plus d’1km ou même de pédaler plus de 40km, je fais face au mur du débutant. C’est à ce moment où je comprends que pour m’améliorer il va falloir être régulier (j’entends partout « Consistency is the key »), j’essaye d’y croire et de construire une discipline. Les premières semaines, les premiers mois sont compliqués de par mon manque d’expérience, en bref je ne suis pas en forme.

INFINIMENT DÉBUTANT.

- FÉVRIER 2024

Je prends connaissance de l’importance des zones cardiaques, j’essaye d’y tenir compte mais c’est très compliqué sans capteur de fréquence cardiaque, je me fie essentiellement aux sensations. Je commence à allonger mes sorties vélos et running et je continue le renforcement musculaire à la maison.
Le 7 février 2025, je réalise mon premier 80km en VTT, en 4h, un bon début. Mais pour ce qui est de la course à pied, chaque sortie est un calvaire, chaque séance me fait mal, je normalise le fait que le running est douloureux. Mes pieds ne sont pas habitués, mes hanches sont décalées, je tombe rapidement dans le surentrainement mais je ne m’en rends pas compte. Un de mes plus gros problèmes et mon impatience, mes rêves sont très élevés, je ne manquerai jamais d’ambition, mais mon impatience joue contre moi. Je veux tout faire, tout réussir rapidement, et c’est là une leçon de vie que m’a appris le sport : pourquoi vouloir tout avoir maintenant quand on peut l’avoir plus tard et en plus profiter du chemin ? Le parcours est bien plus important et intéressant que le résultat, c’est lui qui te forge, qui te change, qui te fait devenir la personne que tu seras.
Je continue mon entrainement dans des conditions hivernales assez rudes par rapport au manque de matériel, j’ai tout le temps les pieds mouillés, j’ai froid sur toutes mes sorties vélo ; c’était compliqué sur le moment mais maintenant que j’y pense et que j’ai le bon équipement, je me dis simplement que cela faisait parti du processus : l’inexpérience, l’inconscience te construise et chaque erreur t’apporte une leçon et te fait avance vers tes objectifs.
En février, je suis à 5 séances d’entrainement par semaine, encore bien loin des 15 séances par semaine de 2025.

PARESSE, ENNEMIE DU PROGRÈS.

- MARS 2024

Mon entraînement est en dents de scie, je suis irrégulier mais malgré ça je réussi à faire mon premier 100km en VTT, le 30 mars 2024 après une première tentative échouée 5 jours auparavant. Je ne progresse pas car je ne suis pas régulier et je n’ai pas encore la discipline nécessaire pour être régulier. Je me questionne beaucoup sur mon entraînement, je suis déçu de moi, de mon niveau. Mais c’est l’erreur que font beaucoup de personnes, quand on débute on ne peut pas devenir fort du jour au lendemain, il faut être patient, adapter son entraînement à son niveau et être constant.
« Pour être bon dans un domaine, il faut forcément être nul au début. »

TOUCHER LE FOND.

- AVRIL 2024

Le mois d’avril est encore pire que le mois de mars, je ne fais plus de vélo et mes seuls entraînements sont consacrés à ma préparation pour le 800m du bac. Je délaisse toute autre activité physique et perd du niveau dans ce que j’avais déjà réussi à acquérir. Les entraînements pour le 800m me font mal musculairement et mentalement, ils me font prendre conscience que je n’ai pas de puissance ni d’explosivité ni d’endurance. Un constat compliqué à accepter quand tu veux devenir meilleur en course à pied…
Mais il en faudra plus pour me décourager, une certaine détermination en moi me pousse à ne jamais lâcher.
« La seule manière de gagner est de ne jamais abandonner, car tant que tu n’as pas abandonné tu peux toujours gagner. »

TOUR DE L’ÎLE & 800M.

- MAI 2024

Je reprends un peu plus l’entraînement, le 800m arrive, alors je n’ai pas le choix, il faut que je sois en forme. Le 800m se passe bien, je réalise un chrono de 2’38 soit (3’17/km), pas une performance incroyable mais quand même satisfait au vu de ma forme physique. Cependant, je suis déçu, j’ai le sentiment que j’aurais pu donner plus, mettre plus d’intensités, à la fin de ce 800m, je ne suis pas épuisé, j’ai l’impression que je pouvais en refaire un, j’ai le sentiment que j’en avais encore sous le pied. Je suis alors convaincu qu’un jour ou l’autre, je me mettrais vraiment à la course à pied car inconsciemment cette « course » m’a fait prendre conscience que le sport, le mouvement me fait vibrer, me fait vivre des émotions que je ne vis pas forcément ailleurs.

Une semaine après je réalise le tour complet de l’île de ré en VTT, soit 80km, les défis sportifs commencent à émerger dans ma tête tout en restant pour le moment loin.

DERNIER EXAMEN.

- JUIN 2024

Sauf qu’à partir de juin, les révisions pour l’examen s’intensifient et je mets de côté le sport, avec quelques runs quand je suis motivé à sortir courir. Puis après le vide, plus rien, plus d’entraînement, plus de discipline, plus de sorties.
Ma progression se déconstruit avec le plaisir que j’avais réussi à obtenir avec le sport.

LE CALME PLAT.

- JUILLET & AOÛT 2024

Reprise furtive de l’entraînement, histoire de ne pas être totalement à la ramasse pour l’expédition dans le Sahara. Au total 2 séances de running et 1 séance de vélo, vraiment pas de quoi me remettre en forme. Puis après de nouveau plus d’entraînement, plus d’énergie, plus de forme, plus d’envie à aller m’entraîner.

Mais en août, le calme plat, 0 entraînement, le pire mois depuis le début alors que je suis à 1 mois de mon expédition, une erreur que je payerais durant l’aventure. Entre mes plusieurs déplacements, je ne m’entraîne pas, le seul petit run est pour découvrir Central Park, seulement 5km dans le parc. Je perds tout mon niveau en course à pied, mon niveau en VTT dégringole et ma force physique disparait.

POST EXPÉDITION.

- SEPTEMBRE 2024

En septembre, je suis parti dans le Sahara, le plus grand désert chaud du monde, afin de réaliser ma première expédition. Cette expédition n’a donc pas laissé de place à l’entraînement, je n’ai donc que repris à la fin du mois avec comme première séance un fractionné en course à pied, preuve de mon manque de connaissance. Ensuite j’ai repris la natation et j’ai fini cette semaine de reprise par une petite randonnée.

LES APPRENTISSAGES.

- OCTOBRE 2024

Je commence à apprendre certaines notions dans la course à pied, dans le vélo ainsi que dans la natation et je décide de m’y mettre vraiment. Je monte pour la première fois de ma vie sur un vélo de route et les premières sorties sont compliquées, tout a changé, le passage des vitesses, les cales,… Les chutes s’enchaînent et seront les seuls obstacles à ma régularité. Je commence à rallonger mes sorties et je développe peu à peu mon endurance.

AUGMENTER LE VOLUME.

- NOVEMBRE 2024

À cette période je commence les bi-quotidiens avec des enchainements natation-course à pied et natation-vélo. Cependant, je n’ai pas encore l’endurance nécessaire pour encaisser et accumuler les efforts correctement alors les périodes de récupération ne sont pas optimisées. Je prends également conscience que je dois ralentir sur mes sorties en course à pied pour plus travailler la zone 2.

CONSTRUIRE LES BASES.

- DÉCEMBRE 2024

J’enchaîne les sorties en Endurance Fondamentale avec quelques séances d’intensité car je suis décidé à vraiment commencer l’entraînement en 2025. Je réussis à faire mon premier 15km en course à pied. À la fin du mois, j’acquiers une nouvelle montre qui elle dispose d’un capteur cardio et un Home Trainer connecté ce qui va alors révolutionner ma façon de m’entraîner. Cependant à partir de Noël, je fais une pause de 10 jours pour me reposer afin de bien commencer cette nouvelle année.

OBJECTIF TRIATHLON M

- JANVIER 2025

Ça y est j’ai décidé, cette année je veux commencer à me surprendre. Je continue alors à me lancer des défis, pour ce mois-ci l’objectif sera de m’organiser mon propre Triathlon M - 1500m de nage, 40km de vélo et 10km de course à pied. J’augmente alors encore mon volume d’entraînement, passant à 4 séances de course, 2-3 séances de vélo, 3-4 séances de muscu et 2-3 séances de vélo. Et au final le travail a payé, 3 mois avant je n’y connaissais rien au triathlon et mon premier M je le finis en 2h57, pas un chrono incroyable mais je suis quand même satisfait du parcours réalisé en 3 mois.

Je réalise également mon premier test VMA pour connaître mes bases car je prépare un 10km pour avril. Le test me donne 15,8 km/h de VMA.

AVALER LE DÉNIVELÉ

- FÉVRIER 2025

L’entraînement triathlon se poursuit et pour ce mois-ci un nouveau défi est arrivé : réaliser sur le mois un total de 10000m de dénivelé positif en vélo, difficile quand tu habites dans l’un des départements les plus plats de France ! Alors pas le choix pour optimiser chaque sortie vers cet objectif, je vais devoir faire l’essentiel sur Home Trainer. La première semaine se déroule et je parviens à faire 2508m d+. Je comprends alors qu’il va falloir que j’en fasse bien plus si je vais le réussir ce défi. La deuxième semaine, j’accélère le rythme et je parviens à atteindre 3400m d+ avec mon premier Mont Ventoux sur home trainer. Pour la troisième semaine, je maintiens le rythme, 4400m d+ avec un deuxième Mont Ventoux et pour clôturer le mois, la dernière semaine, 2 séances de dénivelé dont un troisième Mont ventoux, atteignant au total plus de 12000m d+ soit près de 3x le Mont Blanc, pour certains ce n’est pas grand chose mais pour moi, à cette époque, c’est une charge d’entraînement énorme.

En février 2025, je réalise des semaines à + de 20h d’entraînement, les plus grosses semaines d’entraînement de ma vie.

RAMER CONTRE LE TEMPS.

- MARS 2025

Je poursuis ma préparation pour le 10km d’avril avec l’objectif de faire - de 40min, un objectif ambitieux pour une première course, mais que je désire à tout prix. De plus pour ce mois-ci un autre défi est dans ma tête réussir à faire 5000m au rameur en - de 25’, pas grand chose pour de nombreuses personnes, mais, personnellement, ne m’entrainant pas au rameur ça me parait compliqué. J’essaye alors de caler quelques entraînements de rameur à la fin de certaines séances de musculation. Et le 28 mars, je parviens à relever le défi en 22’18. 3 mois, 3 défis réussis. Ça ne pouvait pas être aussi parfait…

PREMIÈRE COmpétition

- AVRIL 2025

Le mois du 10km, ma première course officielle, ma première compétition. Celle-ci se déroule à Limoges, le parcours est compliquée, 100m d+ et beaucoup de relances, mais je continue à croire que briser la barrière des 40’ est possible. Le départ de la course me freine dans mon objectif car je suis bloqué par beaucoup de personnes qui ne vont pas à mon allure, je dois alors en mettre un peu plus par la suite, mais c’est ce qui me fait défaut, de plus les relances sont compliquées, du 6e au 9e km le rythme s’écroule, et je passe la ligne d’arrivée en 42’58. Je suis déçu, mais persuadé que je reviendrai plus fort.
Aussitôt rentré, je décide de m’inscrire à un nouveau 10km, fin juin.
Je réalise donc un nouveau test VMA afin de repartir sur de bonnes bases, désormais le test s’élève à 16,5km/h

RETOUR AUX BASES

- MAI 2025

Je commence à travailler à côté de mon activité d’aventurier, j’ai donc moins de temps pour l’entraînement mais je ne lâche pas. J’aime le challenge de tout concilier, à la fois le travail, mon projet pro, mes entraînements, …
Je commence alors une nouvelle prépa en running pour la prochaine course, un peu différente de la première afin d’augmenter ma puissance. Je maintiens aussi un bon volume de vélo et je mets de côté la natation. Je ralentis également sur mes footings afin de développer davantage mon endurance (ma zone 2).

UN GOût amer

- JUIN 2025

Je poursuis ma prépa 10km et j’allonge mes sorties longues jusqu’à arriver à 21km, 2 semaines avant ma course. Une erreur car cela produit beaucoup de fatigue pour des qualités qui ne me serviront pas nécessairement pour le 10km.

J’arrive à la course, le 29 juin, fatigué, avec de mauvaises sensations. Une fois sur la ligne de départ, le soleil s’abat déjà sur nous dès 10h faisant monter le thermomètre à 30°C, j’ai l’impression d’être plus frais, le départ est rapide aux alentours de 3’10/km, je suis la tête de la course. Mais au bout du 4e km je sens que la chaleur m’atteint et que poursuivre va être compliqué, j’essaye de couper la course en plusieurs parties mais au 5e km je m’arrête à cause de vertiges et de sensations inconnues dans ma tête. Je préfère lever le pied plutôt que d’aller trop loin et me blesser inutilement. Cependant je réalise quand même un RP sur 5km : 19’58.

Retour au charbon

- JUILLET 2025

Je reviens à l’entraînement encore plus motivé. Je suis quelqu’un de très ambitieux, qui est déterminé à atteindre coûte que coûte ses objectifs, alors cet échec ne fait que parti du processus et ne sera en aucun cas le résultat final. Je m’inscris à un nouveau 10km, début octobre avant mon expédition en Amazonie. Je commence alors une prépa spécifique pour améliorer ma puissance, tout en continuant en parallèle mes entraînements de muscu et de vélo.

NE PAS Lâcher. PERSévérer.

- AOÛT 2025

Je poursuis l’entraînement en privilégiant le matin pour mes séances cardio pour éviter de m’entrainer sous les grosses chaleurs de l’été mais aussi car le matin est le moment de la journée où je me sens le mieux pour courir. Pendant ce mois-ci il ne se passe pas grand chose, je continue simplement ma prépa et mon entraînement général. Je tourne à 10h d’entrainement par semaine en moyenne.

UN OBJECTIF.

- SEPTEMBRE 2025

On arrive en septembre au coeur de la prépa spécifique pour le 10km, les semaines les plus chargées en volume, je suis à environ 60km de course à pied par semaine avec le schéma suivant : 1 footing, 1 séance VMA, 1 footing, 1 séance allure spécifique et 1 sortie longue avec du seuil. Des semaines variées au niveau du volume avec une semaine à + de 13h d’entraînement.
Fin septembre, je réalise ma séance test avant le 10km, un 3x2000 allure 10k. J’ai réalisé les 2000m en 3’49/km en moyenne.

DERNIère course de l’année.

- OCTOBRE 2025

Ça y est le 10km est arrivé, ma dernière course de l’année. Il a lieu le 5 octobre, départ 10h15. Jusqu’au 5e km, j’ai la sensation de voler, je suis parti sur les bases de 38’30, mais au 6e, les jambes fatiguent, j’explose, et à ce moment-là je me dis que ce n’est pas possible je ne peux pas échouer une fois de plus, alors je rassemble toute l’énergie et le mental qu’il me reste et je repars avec une allure un peu moins rapide et je serre les dents jusqu’au 9e km, le dernier 1000m est la danse finale, je me permets d’accélérer et de libérer tout ce qu’il me reste sous les pieds. Au final, je le finis en 40’07 à 7s de mon objectif, je finis 40e/360 et 5e de ma catégorie. Le reste du mois sera sans entraînement avec mes déplacements prévus. Je pars en Amazonie puis ensuite en Norvège.

POST EXPédition.

- NOVEMBRE 2025

Je reprends l’entraînement après 1 mois de pause, les premières séances sont horribles, je n’ai pas d’énergie, mon cardio est dans les chaussettes. Chaque sortie me déçoit, j’ai l’impression d’avoir perdu tout mon niveau. Cependant, un paramètre important va changer mon entraînement et mon évolution, je suis désormais coaché par les coachs de Pacer On. Tout change, ma manière de m’entraîner, ma récupération, mon alimentation, tout est optimisé. Mes principaux objectifs liés à ce coaching sont de prendre de la masse musculaire, d’aller chercher des résultats sur 10km, semi marathon et marathon.
Je réalise donc un nouveau test VMA et le résultat me satisfait : 17,2km/h
Je retrouve peu à peu mon cardio et ma force, ce qui me redonne le moral et m’aide à me projeter dans mes futurs objectifs.
Maintenant il ne reste plus qu’à s’entraîner et tout donner.

La suite arrive…